De la Bolivie à l'Irlande il n'y a qu'un pas...
12 Septembre 2012
Nous sommes le samedi 24 août et il fait quasiment nuit. Armées de nos sac-à-dos nous allons quitter Cochabamba pour commencer notre périple andin. Un peu effrayées par ce que nous avons entrepris de faire, mais aussi surexcitées à l'idée de réaliser des rêves de gosse, nous nous rendons au « terminal » de Cochabamba, direction La Paz. Ce dernier nous paraît un peu moins bruyant et anarchique que lors de notre arrivée à Santa-Cruz. Nous commençons certainement à nous habituer. De plus, grâce aux guides (routard et petit futé), nous ne partons pas dans l'inconnu le plus total. C'est à 21h30 que nous embarquons dans un bus qui, cette fois-ci, ressemble à un bus! Plusieurs locaux nous ont conseillés de partir de nuit pour la capitale. Conseil judicieux puisque nous ne ressentons quasiment pas les effets de l'altitude (environ 4000m). Il est 5h lorsque nous arrivons à La Paz, il fait 6°... Mais notre objectif est de nous rendre à Copacabana. Nous prenons 30minutes pour nous habituer à l'air qui se fait plus rare et nous nous rendons place Tómas Catarí, pour prendre le bus direction Copacabana.
Au fil du trajet, le jour se lève et je découvre les hauts plateaux qui défilent sous mes yeux. Ces grandes étendues désertiques, arborant quelques maisons ou villages de temps à autres, nous font penser au «far west» (sans végétation). Peu à peu, le lac Titicaca montre le bout de son nez. C'est une immense étendue d'eau dont on ne voit pas la fin. C'est aussi le plus haut lac du monde (3816m)... Tout à coup, le bus s'arrête et un militaire nous demande de descendre. Nous nous exécutons sans savoir ce qui nous attend... Finalement, il ne s'agit que de traverser un bras du lac sur une embarcation sommaire, nous d'un côté et le bus de l'autre, avant de reprendre la route! Il est 9h30 quand nous découvrons enfin Copacabana. C'est une ville très touristique et pourtant étrangement calme. Nous réservons nos tickets de bus pour Cusco le lundi soir et trouvons un hôtel. Ce n'est pas cher (40 Bs soit environ 4euros) et il y a une salle de bains dans la chambre -vous pouvez rire mais ici c'est un luxe-!
Il est temps de jouer les touristes et de visiter la ville. Nous apprenons que le samedi est le jour principal de bénédiction des véhicules, taxis, voitures, camions...Nous découvrons ces étranges véhicules décorés et arrosés à l'eau bénite devant la Cathédrale. Mais le plus étonnant ce sont les pétards qui parachèvent la bénédiction et la bière pour fêter l'évènement... Les coutumes locales nous paraissent étranges, à nous, occidentales qui connaissons le christianisme sous un autre angle. Ici, la religion est faite de contradictions provenant de la colonisation espagnole, c'est un mélange entre croyances traditionnelles et catholicisme. De même, la cathédrale de Copacabana dévoile une architecture très andalouse à l'extérieur et plutôt andine à l'intérieur (peinture ouge bleue et jaune au plafond et un hôtel pleins de dorures avec leur vierge au centre).
Nous continuons notre découverte avec les stands vendant tout l'attirail du parfait touriste (bonnet, pulls en alpagas...). Nous nous dénichons logiquement de très jolis bonnets! Il est conseillé de marchander mais je n'en ai pas vraiment envie. En faisant la conversion en euro, ça me paraît dérisoire (15BS soit 1.50euros)... Et puis pour le coup, c'était de l'artisanat local. Je reste en mode touriste!
Quand arrive l'heure du repas nous entrons dans un « restaurant » qui ne paye vraiment pas de mine...mais qui affiche « truchas » au menu (la truite est une spécialité du lac Titicaca). Que gusto! C'est réellement un délice. Après s'être reposées -je vous rappelle que nous sommes quasiment à 4000m-, nous nous rendons sur la plage. Le plus étonnant ce sont les embarcations en location qui vont de la plus traditionnelle au pédalo canard! Et puis, comme il est conseillé sur le guide du routard, nous commençons l'ascension du « calvario » et ses 14 croix. Il porte très bien son nom, la pente est raide! Mais la vue d'en haut est magnifique. Nous n'aurons pas de vrai couché de soleil à cause des nuages mais le charme opère quand même...