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De la Bolivie à l'Irlande il n'y a qu'un pas...

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Alors, ils sont comment ces Irish ?

Alors, ils sont comment ces Irish ?

Introduction

Je vis maintenant à Waterford depuis 8 semaines. Je vais travailler chaque jour dans un journal local où je peux discuter de tout et de rien, de la pluie et du beau temps –ce n’est jamais inintéressant quand on est en Irlande !-. J’ai « visité » quelques pubs, déambulé dans les rues, fait le tour des salons de thé, j’ai même trouvé un endroit parfait pour m’asseoir et lire devant un bon café, et une équipe de rugby. J’ai pu observer à loisir les passants, les familles, les groupes de filles qui font une sortie shopping, les groupes de mecs qui se la jouent sportifs virils, les couples main dans la main, les jeunes couples avec enfant, la diversité communautaire… Et j’en ai déduit un peu à contrecœur, que les Irish ne sont pas si différents des British… En fait, je dirais même qu’ils sont le résultat d’un savant mélange entre culture américaine, britannique et irlandaise. Laissez-moi vous montrer par étape, ce que j’ai devant les yeux.

De l’espoir plein la tête…

Il fait nuit lorsque j’atterris à Dublin, en ce vendredi 22 février. Il fait froid, vraiment très froid et je suis seule… Pourtant, je ne ressens ni solitude, ni stress alors qu’il est tard, que je ne connais personne ici et que je dois trouver un bus pour une ville qui m’est encore inconnue. J’en déduis que c’est l’effet Bolivie ! J’ai appris à ne plus paniquer pour un rien, à être patiente, et à observer ce qui se passe autour de moi. Les aéroports sont toujours des lieux passionnants. On y croise toute sorte de population. Mais à Dublin, j’aperçois surtout des familles, certains avec leur sac à dos, prêts à profiter de leur vacances ; certains avec une tonne de valises ; des amis qui se retrouvent ; des personnes seules qui rentrent chez elles… Miami m’avait complètement anéantie, Dublin m’apaise… Je prends ça pour un signe positif. Après avoir attendu un long moment que ma valise daigne montrer le bout de son nez –j’ai eu peur qu’elle me refasse le coup de l’aéroport Charles de Gaulle, le fameux : « vous la recevrez par coursier… »-, je me dirige vers ce qui semble être la sortie. Comment trouver un bus dans un aéroport… Facile, il suffit de suivre les panneaux avec un petit dessin ! Je marche, jusqu’à apercevoir ce qui semble être une gare routière. Le bus pour Waterford ne sera pas là avant 1h30. Bizarrement, la première personne à qui je parle, s’avère être une française. La seconde est bel et bien un irlandais. Je me rends alors compte que je vais devoir affronter une nouvelle sorte de difficulté : l’accent irlandais. Heureusement, mon accent à moi le fait beaucoup rire. Et j’apprends que son rêve est d’aller vivre à Montpellier… Le monde est petit. J’embarque dans ce qui ressemble à un véritable bus de voyage –par là j’entends, pas bolivien-. Difficile d’apprécier les paysages dans la nuit, mais qu’importe, je suis en Irlande. Avec l’album « Home » des Corrs, ou les Cranberries, dans les oreilles, le trajet passe vite. Il n’est pas loin de minuit quand j’arrive dans ce qui sera mon « chez moi » ces quatre prochains mois, à Waterford.

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Alors, ils sont comment ces Irish ?

… Ne pas rester enfermée, ne pas me laisser emporter par la solitude, sortir de cet appartement. J’entreprends ma première visite au centre ville, à 10min en bus. Je ne peux pas dire qu’il fasse beau, mais j’apprendrais bien vite que ma notion « sud de la France » du beau temps est quelque peu surfaite ici… je déambule sans but précis. Jusqu’à trouver ce qui sera très certainement mon endroit préféré : le Book Centre (photo de droite). C’est une librairie, qui fait salon de thé. L’ambiance y est agréable. J’adore être entourée de livre en buvant un café. Cerise sur le gâteau, je trouve une pâtisserie qui ressemble énormément au délicieux « rollo de canela » de Sussy (ma famille bolivienne). Que demander de plus…

Pourtant, dire que tout est rose sur l’île verte serait un mensonge. Je ne comprends pas les gens qui racontent leurs voyages, en omettant les mauvais moments... Lorsque l’on voyage, et malgré les très nombreux bons côtés, on n’y échappe pas. Je ne fais pas exception à la règle. En Bolivie, je vivais dans une famille et surtout, j’étais avec Adeline. Ici, à Waterford, je suis plus seule que seule. Je ne connais personne et je ne suis pas dans une université (ce qui limite les chances de rencontrer des nouvelles têtes). Je suis en stage dans un journal, ce qui est une très bonne chose, mais la moyenne d’âge n’est pas très proche de 22ans. J’aime ma solitude… mais parfois, elle peut être néfaste. Il y a toujours des moments où on préférerait avoir quelqu’un pour sortir, pour partir à la découverte. Ce nouveau semestre de mobilité est différent en tout point du premier. Je suis face à moi-même. Je dois me socialiser par moi-même… Quoi de mieux pour se faire qu’une équipe de rugby. Trois semaines après mon arrivée, je trouve une équipe de « Ladies » prête à m’accueillir, je joue dans les rangs du Waterford City Rugby Club.

Alors, ils sont comment ces Irish ?

Je n’en reste pas moins seule le reste du temps, mais au fond, je suis une solitaire qui aime passer deux heures à lire un bouquin, sans avoir à ouvrir la bouche, seule à sa table. Et surtout, j’ai plus de temps libre pour réfléchir, apprendre et observer. Voilà presque deux mois que j’observe. Il est temps de vous faire part de mes conclusions : Alors, ils sont comment ces Irish ?

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